Quelles sont les pathologies qui engendrent des arrêts de plus de 3 mois ?

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Cécile Prioul
Dirigeante et coach certifiée
arrêts de travail de plus de 3 mois

Dans cet article, nous vous proposons un panorama des pathologies les plus fréquemment responsables d’arrêts supérieurs à 90 jours, ainsi que les enjeux humains du diagnostic, du traitement et de la phase de convalescence.



1. La santé mentale : bientôt la première cause d’arrêts longs



On peut classer les arrêts qui ont pour cause la santé mentale, en 2 catégories :

Les troubles psychiques : l’Épuisement, la Dépression et le Stress post-traumatique où le professionnel peut être un élément de l’équation qui amène à l’absence longue
.

Les maladies psychiques : Les Troubles bipolaires ou psychotiques stabilisés mais nécessitant un suivi long

.

Tout d’abord, le déni et le temps de stabilisation sont longs. Ensuite les traitements nécessitent plusieurs semaines avant d’être pleinement efficaces et constater les premiers effets. Enfin le retour au travail doit être envisagé avec des changements d’organisation et de charge de travail pour éviter les rechutes.

Ce qu’observent nos coachs : la santé mentale suscite encore beaucoup de malaises, des non-dits et parfois mêmes des jugements implicites.

« J’hésite à lui en parler », « J’ai peur qu’il soit moins fiable ».

2. Les pathologies musculo-squelettiques (TMS) et les douleurs chroniques



Ces pathologies provoquent des douleurs ainsi que des mouvements limités par l’usure du dos et des articulations (lombalgie, hernies discales, arthrose, sciatique, tendinites, …).

De nombreux postes peuvent aggraver les douleurs ou être incompatible avec une guérison et les traitements (kiné, infiltrations, chirurgie) s’étalent souvent sur plusieurs mois. La reprise doit donc être adaptée pour éviter la chronicisation de la maladie.

Ce qu’observent nos coachs : une reprise précoce occasionne la perception du salarié par son équipe, comme « pas entièrement opérationnel »,  « c’est aux autres de compenser ».

3. Les cancers : des traitements longs et éprouvants





Selon le protocole de soins adopté l’arrêt sera souvent de plus de 3 mois à 2 ans, voire plus si la rémission n’est pas prononcée. Les protocoles peuvent coupler la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie, l’immunothérapie sur plusieurs années. 

Et les effets secondaires peuvent être persistants : fatigue, douleurs, troubles cognitifs)
.

  • Les traitements s’étalent sur plusieurs mois voire années.
  • La fatigue post-cancer peut durer longtemps (50 % à 5 ans après le diagnostic).
  • Le retour au travail nécessite une reprise progressive.

Ce qu’observent nos coachs : le cancer est l’une des maladies les plus dramatisées dans l’imaginaire collectif, les peurs ou de fortes émotions peuvent provoquer des maladresses dans l’entourage professionnel.




« Il sera fragile, nous lui donnerons pas les gros dossiers ».

À l’inverse le salarié peut aussi se sentir obligé de se montrer fort et courageux, même quand il est épuisé.

« Combattre la maladie », « Vaincre le cancer ».

4. Les maladies cardiovasculaires



Elles sont souvent connotées comme des maladies graves, souvent soudaines et potentiellement fatales : l’infarctus, l’arrêt cardiaque, troubles du rythme.

La réadaptation cardiaque est progressive et le stress professionnel peut être un facteur aggravant. C’est pourquoi le retour doit être sécurisé.



Ce qu’observent nos coachs : les maladies cardiovasculaires sont visibles mais souvent avec des séquelles qui restent invisibles (sauf quelques AVC).

« Il a été opéré, maintenant c’est réglé. ».

Souvent dans le monde professionnel, le survivant d’un infarctus est vu comme un « héros ».




5. Les maladies chroniques évolutives



Elles regroupent les pathologies comme la sclérose en plaques, la polyarthrite, la maladie de Crohn, le lupus, l’asthme sévère, le diabète compliqué… Ce sont des maladies complexes et difficiles à comprendre.

  • Les poussées sont imprévisibles et invalidantes.
  • Les traitements nécessitent des ajustements réguliers.
  • Les hospitalisations peuvent être fréquentes.



Ce qu’observent nos coachs : parce que ces maladies ne rentrent pas dans des catégories simples, elles sont souvent invisibles et ne guériront jamais, les besoins sont donc parfois connotés comme des privilèges et / ou des contraintes pour l’équipe.





6. Les accidents de travail ou de trajet avec des suites opératoires complexes



Les interventions chirurgicales lourdes ou fréquentes présagent d’une rééducation longue, il n’est pas rare d’atteindre une année avant d’envisager une reprise d’une activité professionnelle, malgré les efforts et la volonté du collaborateur de reprendre son travail.





En conclusion, lorsque la maladie devient une étiquette qu’on accroche, en tant que manager ou RH cela peut influencer notre regard, l’anticipation des besoins et parfois même la façon dont on imagine – ou limite – l’avenir professionnel.
Choisir un accompagnement par un tiers extérieur, c’est créer un environnement où chacun peut revenir, évoluer et contribuer pleinement à créer de la valeur. Un choix résolument gagnant-gagnant, pour les salariés comme pour l’entreprise.

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